Menu de navigation+

Blog

Naissance de mon premier roman

Publié par le 9 h 43 min dans Actualité et projets | 0 commentaire

Il me faut aborder la rédaction de mon premier roman. Son action se situe en Angleterre. Je vous invite du reste à découvrir les diverses rubriques rédigées au sujet de ce qui m’unit à la Grande-Bretagne, ainsi que les réflexions sur le contenu du roman, en vous rendant sur les autres articles de mon blog. Après trois recueils de poèmes, j’ai eu envie de retourner sur les traces du pays qui a façonné ma vie. L’amitié qui unit Bertrand le Français à Benny l’Anglais, c’est un peu celle qui, bien que de façon différente et moins dramatique, me reliait à mon amie anglaise maintenant décédée, Sylvia. C’est elle qui a veillé sur moi lorsque je me suis retrouvée dans une école anglaise de la banlieue de Liverpool, en qualité d’assistante de français. Elle avait une dizaine d’années de plus que moi. Elle est restée mon amie jusqu’à son décès. Je suis retournée sur les traces de mes 20 ans en rédigeant UN AUTRE AMI. Il n’y a dans mon livre que quelques lignes d’un poème anglais sur la mort. Le texte est souvent attribué à Blake. Il m’a semblé approprié pour mon roman. What is dying? I am standing on the seashore. A ship sails to the morning breeze and starts for the ocean. She is an object and I stand watching her Till at last she fades from the horizon, And someone at my side says, “She is gone!” Gone where? Gone from my sight, that is all; She is just as large in the masts, hull and spars as she was when I saw her, And just as able to bear her load of living freight to its destination. The diminished size and total loss of sight is in me, not in her; And just at the moment when someone at my side says, « She is gone », There are others who are watching her coming, And other voices take up a glad shout, « There she comes » – and that is dying. Je suis debout au bord de la plage. Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan. Il est la beauté, il est la Vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. Quelqu’un, à côté de moi, dit « Il est parti » Parti vers où? De mon regard c’est tout. Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et juste à ce moment, d’autres le voient pointer à l’horizon et venir vers eux. Ils s’exclament avec joie et disent « le voilà ».C’est cela la...

lire plus

Naissance d’Évocations

Publié par le 8 h 00 min dans Actualité et projets | 0 commentaire

Lorsque ma maman s’est retrouvée atteinte de la maladie à corps de Lewy, un univers totalement inconnu s’est ouvert à moi, à mes proches. Cette maladie parente de la maladie d’Alzheimer, a fait graduellement sombrer celle que nous chérissions dans l’oubli de soi et des autres. Hallucinations, emportements inexpliqués, crises d’errance, mutisme, peurs…jusqu’à l’impossibilité d’accomplir les gestes qu’elle nous avait appris, tels que se laver, se nourrir, s’habiller, marcher. Cette lente, mais inexorable descente vers son agonie, m’était devenue tellement insoutenable, qu’un jour j’ai décidé d’écrire au sujet de cette maladie de l’oubli. Tenir à distance la misère de la situation, la détresse engendrée, en évoquant certains moments passés à l’observer, la rassurer, la caresser, lui parler… Ces évocations en ont entraîné d’autres, sur l’enfance, la mort, le couple, des événements insolites, des moments de bonheur…, tout ce qui peut assombrir ou enrichir l’existence. Mais surtout fixer à jamais la dernière année de vie maternelle. Inquiétude Ses mains touchent les fleurs. Mais de qui ce bouquet? Soudain on lit la peur Et ses traits sont défaits. Mais que faire de l’eau A présent dans le vase? Elle cherche ses mots Et répète ses phrases. Voilà que le bouquet Dans le vase est plongé. Son visage est plus gai Et l’angoisse apaisée. Errance Perdu au milieu de ses mots, Son esprit vagabonde Et me laisse en chemin. L’oubli est devenu son lot. Elle erre dans  un monde Qui ignore le mien. Obsession du passé, Le présent disloqué. Nous cherchons vainement A la retenir. Nous sommes impuissants, Et la regardons fuir. Lola Lola a décidé De coiffer sa grand-mère. Elle l’a bien peignée, Elle sait quoi lui faire. Ce seront deux couettes Placées sur les côtés. Deux petites houppettes Qu’elle a bien attachées. Et de la voir ainsi A déclenché les rires. Lola et sa mamie Vont garder souvenir De ce moment magique Où, pendant un instant, Grâce à deux élastiques, Tout devient amusant....

lire plus

Poème

Publié par le 8 h 22 min dans Actualité et projets | 0 commentaire

La vague qui déferle N’est point celle des flots Qui inondent une plage, Mais celle d’un amour Qui se déverse en elle, Puis reflue à jamais, Abandonnant son lot De larmes et de regrets Pour le restant des jours.

lire plus

Naissance de TRANSFIGURATION

Publié par le 22 h 33 min dans Actualité et projets | 0 commentaire

Je vais aujourd’hui vous parler de la naissance de mon deuxième recueil de poésie: TRANSFIGURATION. Cela m’est devenu nécessaire après avoir entendu ces commentaires: « Que vos visages paraissent tristes ! » « Vous me semblez pourtant aimer rire ! » « Votre peinture est plutôt mélancolique ! »   Ces réflexions me sont revenues aux oreilles à chaque exposition. J’ai donc pris un jour la décision de faire parler mes peintures. De donner libre cours à mes sentiments au sujet de ces visages qui affichent pour la plupart des yeux fermés. Ils témoignent sans doute inconsciemment de mon désir de repos, celui qui m’est refusé depuis des années, en raison de la maladie de Willis Ekbom. Je suis condamnée à l’activité permanente, d’où mon travail de peinture, de modelage, d’écriture.  Je ne parle pas du repos artificiel dont je bénéficie par l’intermédiaire de médicaments qui me mettent dans un état second lors que je les prends, mais évitent à mon quotidien d’être infernal. Non. Ces visages sont vraisemblablement la traduction de mon souhait d’un sommeil naturel et bienvenu, ainsi que la possibilité d’entrer en moi-même. Ils peuvent éventuellement vous inciter à suivre mon chemin… Béatitude Sourire imperceptible, D’une infinie douceur. Béatitude extrême? Repos tant désiré? Se taire. Ne pas parler. Du silence profiter Et garder son mystère.  ...

lire plus

Naissance de Bucoliques

Publié par le 16 h 19 min dans Actualité et projets | 0 commentaire

Il a fallu que je passe devant un terrain vague pour que je rédige le premier poème de mon recueil BUCOLIQUES ( EHJ/2014 ). Une grille était entr’ouverte, et je l’ai aperçu : l’arbre de mon texte Fin de vie. La terre avait été retournée par endroits, et lui se tenait allongé au pied d’autres arbres qui étaient encore debout, semblant assister à l’agonie de leur congénère. Ses racines étaient nues, ses branches desséchées. Le ciel au-dessus de cette communauté sylvestre était d’un bleu éclatant, presque insolent. Le soleil était éblouissant. Était-ce parce que je savais la mort de ma maman imminente ? Mais la vision de l’arbre m’a remplie d’une telle tristesse, qu’une fois rentrée chez moi, j’ai éprouvé le besoin de mettre par écrit ce que j’avais ressenti. A la suite de ce poème, je me suis mise à en écrire d’autres au sujet de la nature. Cette nature qui me sert de thérapie quotidienne, dans laquelle je me plonge avec délice au gré des saisons, par l’intermédiaire de mon jardin ; un jardin que je voudrais pouvoir cultiver le plus longtemps possible. Puis, je me suis rendue compte que certaines de mes peintures ou sculptures pouvaient illustrer certains textes poétiques. C’est ainsi qu’est né le premier recueil. Je suis heureuse d’avoir parlé de l’arbre du terrain vague. Il y a maintenant des immeubles à cet endroit. Me reste ce poème, témoin de l’existence du gros arbre entr’aperçu.   Ses bras de supplicié étendus vers les cieux Semblaient dire : « Mais pourquoi, qu’ai-je donc pu faire Pour me retrouver là, devant mes congénères ? » Car debout, tout autour, aucun d’eux n’avait d’yeux Pour lui qui maintenant gisait sur cette terre. Était-il donc trop haut, malade ou bien trop vieux ? Faisait-il trop d’ombre, ou gênait-il la vue ? Il attendait la mort, la fin de l’agonie. Ses racines mises à nu sous un pâle soleil, Le grand chêne couché voyait autour de lui Les monticules de terre, qui encore la veille, Lui offraient couverture et réchauffaient sa...

lire plus

Pourquoi écrire?

Publié par le 22 h 13 min dans Actualité et projets | 0 commentaire

On peut se demander pourquoi je me suis lancée dans l’écriture, tout en conservant une activité dans les arts plastiques. La maladie m’a obligée à réorienter ma vie. Tous mes beaux projets se sont envolés. Adieu le vélo, les randonnées pédestres… Je ne pensais pas un jour m’adonner à la peinture, au modelage. Un monde artistique qui me paraissait réservé aux doués en dessin. Dix années se sont écoulées depuis mes premières tentatives. Un univers fantastique s’est offert à moi. Il continue de me faire vibrer. Mais cela ne me suffisait pas, et je me suis soudain prise de passion pour l’écriture. J’ai toujours aimé écrire, mais de là à  publier des poèmes ou de la fiction… Les poèmes m’ont permis de poser à distance la tristesse  ressentie au moment du décès de ma mère, d’évoquer la nature, le temps qui passe, les souvenirs d’enfance, la mélancolie de certains visages peints… Puis, je suis passée à la fiction, en laissant la poésie ponctuer certains textes. Cette plongée dans le monde littéraire m’a fait au bout d’un certain temps m’interroger sur la nécessité que je ressentais d’écrire. Oui. Pourquoi écrire ? Pourquoi ne pas m’en tenir à mon journal intime ? Il y en a pour qui devenir écrivain est une vocation première, ils sont décidés à en faire leur métier, prêts à tous les sacrifices pour y parvenir. Pour beaucoup d’autres, ce peut être une activité tardive, mise sous le boisseau pendant des années. Ils sont convaincus que leur récit est digne d’intérêt, et ont, au fond d’eux-mêmes, soif de reconnaissance. Je ne peux nier le plaisir éprouvé à la publication d’un premier recueil, ou roman,  surtout lorsque le logo de la maison d’édition apparaît sur la couverture. Il y a un mélange de fierté, de joie, d’ivresse de la création aboutie, tout comme celle éprouvée lors d’une exposition au cours de laquelle l’une de vos toiles est appréciée. Mais il faut savoir raison garder, et ne pas en déduire que la célébrité est au bout du chemin. Je pense être assez lucide pour ne pas me glorifier trop facilement d’un manuscrit accepté. Personne ne m’attend dans le monde de la littérature, je laisse simplement une trace de mon passage à ceux que j’aime, tout en satisfaisant mon besoin d’être autre à travers un récit, ce que j’ai rarement pu faire dans la vie quotidienne. M’offrir la possibilité d’être différente, libérer mon imaginaire, laisser s’exprimer la violence, la colère, la sauvagerie toujours maîtrisée. Montrer un autre visage, à l’abri d’une...

lire plus

Cinéma et musique

Publié par le 6 h 50 min dans Actualité et projets | 0 commentaire

Les protagonistes d’ Un autre ami se déplacent à plusieurs reprises. Il leur arrive de voyager, jusqu’en France ou en Angleterre. Puisque je mentionne les voyages, il y en a un auquel je fais allusion : il s’agit d’un Voyage à Tokyo, qui n’est autre que le titre d’un film de 1953 réalisé par le cinéaste japonais Ozu. J’y fais allusion en abordant lors d’un chapitre les rapports parents-enfants. En voici un extrait. Un autre ami est-il un essai sur les relations familiales ? https://www.youtube.com/watch?v=tzJl4Hr1zXw Le cinéma encore lorsque je mentionne le film Shock Corridor. Une incursion de courte durée aux USA, mais qui m’est venue à l’esprit en raison du contexte de l’une des scènes du roman. Un autre ami est-il un récit sur le traitement de la folie ? https://www.bing.com/videos/search?q=shock+corridor+fuller+le+film+youtube&view=detail&mid=BB70ACB1B30C091C2090BB70ACB1B30C091C2090&FORM=VIRE Non. Il doit parler d’amour puisqu’il fait référence au film Coup de foudre à Notting Hill. Mais cela pourrait aussi être une réflexion sur le pouvoir de la séduction féminine des blondes, puisque il y est fait mention de la blondeur d’une Jean Harlow, actrice et sex-symbol des années 1930. Quant aux chansons, il y a bien sûr celles de Noël, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler, mais aussi celles plus modernes d’Elvis Presley, ou de Chet Baker. Mon récit est un peu tout ça, tout en suivant le fil conducteur d’une amitié entre deux homme que tout aurait pu séparer. On y trouve des sentiments mêlés d’amour et de colère, sur un fond de références musicales, artistiques et cinématographiques qui peuvent, à première vue, sembler hétéroclites. En définitive, est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux lire Un autre ami pour se forger sa propre...

lire plus

Pomme de discorde

Publié par le 17 h 52 min dans Actualité et projets | 0 commentaire

Je vais ce soir faire allusion à la pomme de discorde de mon roman UN AUTRE AMI. Je veux parler de la femme bien sûr ! Rares sont celles du roman qui ne sont pas  cause de tourments. Présences ou absences obsédantes, elles viennent enflammer l’esprit, quel que soit leur physique. Certaines peuvent évoquer Twiggy, le mannequin androgyne filiforme, des années 60 du Swinging London, Londres étant devenue la capitale de la culture pop et de la mode (une rue symbolisait tout cela: Carnaby Street ). A l’époque, tout comme l’autre célèbre top model, Jean Shrimpton, Twiggy arborait la mini-jupe d’une créatrice de mode nommée Mary Quant. Les sexagénaires ont le souvenir de Twiggy, cette jeune femme blonde, mince et longiligne. Elle avait hérité de son surnom d’enfance, synonyme de  « brindille ». Elle était un peu la Kate Moss des temps présents. Elle est âgée à présent de 68 ans. Elle a repris le mannequinat pour la mode senior des magasins Marks & Spencer. En 2015, elle est devenue l’égérie de la marque de cosmétiques L’Oréal. Les personnages du roman Un autre ami ne sont pas tous attirés par le physique d’une Twiggy, préférant les rotondités d’un modèle à la Rubens. Quoi qu’il en soit, la femme est dans les pensées de la plupart d’entre eux, adulée ou vouée aux gémonies. ehj.land/unautreami...

lire plus