Renaissance

21 Avr 2020 | Coulisses de mes livres

J’avais auto-édité Terres pouilleuses en octobre 2018.
À l’époque, je n’ai pas attendu sa publication par les Éditions Hélène Jacob, car il fallait qu’il soit présent à l’issue d’une opération que j’appréhendais grandement: il s’agissait de l’exérèse d’une tumeur située au niveau du cervelet.

On m’avait expliqué que le méningiome, bien que volumineux, était généralement une tumeur bénigne.
Mais je ne pouvais pas m’empêcher de songer aux risques encourus pendant et après l’opération.

La publication du roman allait être une façon de me prouver que je serais toujours de ce monde et sans séquelles une fois la tumeur ôtée.
Il y a eu de la précipitation, d’où imperfections, mais sa parution était pour moi indispensable. Une façon de me projeter dans l’avenir, de me raccrocher à la vie, de renaître.

Terres belliqueuses a suivi. Il est le fruit du travail accompli après des heures de discussion avec mon père. Je nous revois, lui assis en face de moi, occupé à se remémorer les épisodes de sa jeunesse sous l’Occupation, ponctuant son discours d’un « tu peux me croire, ça s’est passé comme ça, c’est véridique ».

Des échanges dont j’ai goûté chaque instant. J’ai pris des notes, ayant parfois du mal à suivre, tant ses anecdotes foisonnaient. Il s’est remémoré les chansons de l’époque, les êtres pour la plupart disparus, et son émotion était palpable.

Terres pouilleuses a été repris et édité par EHJ, pour paraître en compagnie de Terres belliqueuses fin mars 2020.

Ils sont pour moi l’aboutissement du projet que j’avais de perpétuer les souvenirs parentaux sous forme de fiction, et de poursuivre ma vie dans le domaine de l’écriture.

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