Critique d’Évocations

27 Fév 2020 | Chroniques et avis

Abdala Koné, écrivain ivoirien, avait apprécié la lecture de mon recueil de poésie Évocations paru en 2017 chez EHJ. Voici ce qu’il en disait, et je l’en remercie chaleureusement.

« Faire de la poésie, c’est faire courageusement le mur, escalader la haie des difficultés pour parvenir au château de la tranquillité.
C’est prendre la route du bonheur. Le temps est beau et les mots viennent dans le souffle du jour chuchoter des instants inoubliables.
Le chagrin n’a pas de place. Il est transformé dans le moule de l’encrier. Car l’encre du poète est magique. Et cette magie-là, celle qui change les maux en leurs contraires, celle qui transcende le sensible pour l’intelligible, celle qui porte la marque des mots doux et mielleux…nous l’avons découvert sous la plume Catherine Messy.
Dans son recueil de poèmes intitulé Évocations publié par les éditions Helene Jacob, elle dépeint la vie sous des traits mirifiques. On se croirait dans un conte de fée !
Catherine Messy place un échafaudage pour porter haut et donner de l’importance à ces choses que nous voyons tous les jours et qui pourtant nous semblent anodines.
Elle démontre que l’on peut être heureux en vivant de poésie et d’aubes fraîches. Ses mots sont semblables à la lueur de l’aurore : tendres et lumineux ! Notre poétesse donne vie au sens du goût en redonnant goût à la vie à travers ce livre bien écrit. Sous son calame délicieux, le bonheur se laisse réinventer dans la forge de la simplicité.

Les nuages d’hier

Sont allés se cacher

Ciel d’un bleu laiteux

Éclat de la lumière.

Évocations est l’évocation de l’Amour avec grand art. Catherine comme un messie apporte la bonne nouvelle : celle que le bonheur pour tous est possible. Même la souffrance est réduite à néant puisqu’un jour ou l’autre « Partir. Il le faudra ». L’on doit alors vivre sans arrêt, c’est un apprêt du bonheur.

 Il me revient le jour

Où seule dans ma chambre

J’attendais ton retour.

Fiévreuse, frissonnante

Enfouie sous mes draps

Je guettais, somnolente…

La poésie est la moitié du médaillon des arts sensibles, la peinture étant l’autre moitié.
En alliant Poèmes et Illustrations dans Évocations, Catherine Messy démontre qu’elle est passée maîtresse dans la question de l’art.
La poétesse écrit ce que les muses lui dictent et dessine ce qu’elles lui montrent. Elle sait l’art de mêler subtilement l’utile à l’agréable.
À travers le clapotis de ses mots, la clameur des images et le murmure des ondes poétiques, Catherine Messy offre au monde une œuvre scripturale à l’allure picturale. »

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